Le traitement par les aiguilles de pierre/pierre aiguille (biān shí liáo fǎ 砭石療法)

Depuis des temps immémoriaux, les Chinois utilisent des pierres spéciales pour traiter les douleurs et les maladies. Ces pierres portent le nom chinois biān shí. Ce terme désigne à la fois la forme des pierres, aiguilles de pierre, ainsi qu’un type de pierre particulier, la « pierre-aiguille », également appelée « pierre ponce de Sibin ».

Les origines de la Médecine Traditionnelle Chinoise

Wu
巫 wū – chamane

 

Aux temps préhistoriques, les chamanes (巫 ) « médecins-sorciers » étaient des sages en harmonie et en union avec la nature. Ils intercédaient entre les esprits de la nature et l’homme grâce à leurs pouvoirs spirituels (神通 shén tōng), pour rétablir la continuité de l’Ordre Cosmique.

 

Les treize points guǐ
Les treize points guǐ

 

On pensait que les maladies provenaient d’esprits malfaisants (鬼 guǐ) qui pénétraient dans le corps à des endroits bien précis. Le nom chinois d’un point d’acupuncture (穴 xué) signifie également grotte, caverne, l’endroit où se logeaient les mauvais esprits. Pour recouvrer la santé, il fallait donc chasser le mal par des incantations et des rituels (le même mot xié 邪 sert à exprimer des idées comme « mal », « diabolique » ou « pathogène »). De nombreux documents attestent de l’utilisation de talismans, d’incantations et de rituels d’exorcismes. Traditionnellement, on dénombre treize points guǐ sur le corps humain qui, selon certains auteurs, seraient les treize points originaux de l’acupuncture.

 

醫-yi

L’évolution de l’écriture chinoise montre l’étroite relation entre chamanisme et médecine.

Le caractère ancien pour « médecine »  毉, tel que décrit dans le  le Livre des Rites, inclus le radical 巫 , et au-dessus, une flèche 矢 dans un carquois 医 et une lance 殳. L’idéogramme décrit un chamane pratiquant un acte d’exorcisme médical. Par la suite, l’exorcisme du chamane fut remplacé par un vin médicinal 酒 pour donner le caractère traditionnel 醫« médecine » (医 chinois simplifié).

Carapace tortueCe chamanisme médical (祝由 zhù yóu) est la première forme de médecine chinoise. Des inscriptions sur les omoplates de bœuf ou des carapaces de tortues datant de 1300-256 AEC, montrent que les chamanes soignaient les maladies en combinant un traitement médical et des rituels magiques. La pratique chamanique comportait donc deux volets : un traitement physique et un support psychologique du malade.

Depuis l’époque néolithique, la pratique de la médecine n’est pas bien connue car aucun texte n’a été retrouvé. Seuls quelques instruments, notamment des aiguilles en pierre, témoignent de l’existence d’une médecine chinoise primitive.

aiguille de pierre biān shíUne aiguille de pierre de 4,5 cun de long (environ 15 cm) a été découverte en 1963 dans le site de Duolun en Mongolie intérieure, datant de 6000-5000 AEC. Une des extrémités est de forme ovale avec un bord semi-circulaire destiné à inciser des furoncles et abcès, et l’autre côté est de forme pyramidale avec une base carré pour faire des saignées.

 

aiguille de pierre biān shí

aiguille de pierre biān shí

Deux autres pierre-aiguille ont été trouvées dans une tombe sur le site de Rizhao dans la province de Shandong, datant de 4000-2000 AEC. Elles font respectivement 8,3 cm et 9,1 cm de long avec une extrémité en forme pyramidale pour faire des saignées, et l’autre en forme de cône pour le massage.

 

Dans la préhistoire, les outils de pierre, naturels ou façonnés, étaient tous des outils importants pour les hommes qui vivaient des produits de la chasse.
L’histoire de l’utilisation des aiguilles de pierre en thérapeutique remonte très certainement à l’époque du néolithique (8000 – 3500 AEC) au plus tôt.

Le Huángdì Nèijīng est le plus ancien ouvrage de médecine

Le savoir de l’Empereur Jaune (黄帝 huáng dì) et de son ministre Qí Bó (岐伯) a été transmis oralement il y a environ 4800 ans. Puis il a été écrit il y a environ 2600 ans en incorporant plus de 20 ouvrages médicaux. C’est l’Empereur Hàn Wén 汉文帝 (203 à 157 AEC) qui a compilé et édité le Huáng Dì Nèi Jīng 黄帝内经 (Classique Interne de l’Empereur Jaune) et qui a permis de préserver de l’autodafé ce trésor de la médecine chinoise, après que l’Empereur Qín Shǐ Huáng 秦始皇 (259 à 210 AEC)  ai brulé la quasi-totalité des livres de la haute antiquité chinoise.

Huangdi Neijing
Huángdì Nèijīng

Le Huángdì Nèijīng se divise en deux parties. Le Sù Wèn 素問 « Simples Questions » en 9 chapitres, présenté sous forme de discussion entre l’empereur Huáng Dì et son conseiller Qí Bó, discutant essentiellement de théorie.  Le Líng Shū 靈樞 « Pivot Spirituel », en 9 chapitres également, axé sur la pratique.

 

Dans le Líng Shū, il est écrit qu’il existe neuf sortes d’aiguilles crées par l’Empereur Huáng Dì. En fonction de leur forme et de leur emploi différents, on peut les classer en trois catégories qui ont une forme, une utilisation et une origine propre différentes.Neuf aiguilles

La catégorie des aiguilles en forme de bâton, aiguilles à tête ronde (yuan) et aiguilles émoussées (ti) sont une extension de la technique manuelle des massages.
La catégorie des aiguilles en forme de couteau, à tête de flèche (chan), à pointe prismatique (feng) et en forme d’épée (), utilisées pour faire des saignées et ouvrir les furoncles pour laisser s’écouler le pus, sont fondamentalement semblables au poinçon de pierre. Les aiguilles en forme de couteau et le poinçon de pierre biān shí ont une origine commune certaine.
La catégorie d’aiguilles en forme d’aiguille fines sont complètement différentes des deux premières méthodes de traitement (les aiguilles en forme de bâton et celles en forme de couteau), c’est la méthode acupuncturale au sens authentique. Dans le Sù Wèn, il est noté que l’aiguille fine a pour fonction principale de traiter les syndromes d’engourdissement caractérisés par des douleurs articulaires, tendineuses et musculaires.

Dans l’annotation du chapitre Des précieux enseignements pour la sauvegarde du corps du Sù Wèn, il est dit à propos des poinçons de pierre (biān shí) :
« Pour ce qui est des poinçons de pierre, ils concernent une méthode thérapeutique chirurgicale ancienne. Ils ont trois appellations : «pierre-aiguille», «poinçon de pierre» et «pierre-soc».
Dans les temps anciens, il n’y avait pas de fonte, alors on utilisait la pierre pour faire des aiguilles, d’où le nom de «pierre aiguille». On parla alors des efforts mis sur le tranchant de l’aiguille, sur la fabrication des petites et des grandes formes pour correspondre aux maladies
».

Ce que l’on appelait  « maladies » désigne les maladies suppurantes et infectieuses de la peau que sont les anthrax et les furoncles. Autrefois, les conditions d’hygiène de vie étaient extrêmement difficiles et ces pathologies étaient très courantes.

Dans le chapitre « Des méthodes différentes convenant à chaque contrée » du Sù Wèn, on peut lire que les poinçons de pierre viennent de l’Est, la pharmacopée de l’Ouest, la moxibustion du Nord, les 9 aiguilles d’acupuncture du Sud et les massages et mobilisations du Centre. Bien que dans la période du Nèijīng  il y avait déjà des aiguilles métalliques en forme d’épée pī zhēn 鈹針 que l’on utilisait aussi pour traiter les furoncles et faire sortir le pus, le « poinçon de pierre » était toujours l’instrument habituel d’incision des furoncles pour l’écoulement du pus. « Ce qui est déjà devenu pus, seules les aiguilles de pierre peuvent le couper et le soigner », dit le Líng Shū dans le chapitre «Planche de Jade».

Ce que l’on peut dire avec certitude c’est que la méthode du perçage au poinçon de pierre apparaissait extrêmement clairement, que ce soit dans les livres anciens de médecine ou dans les documents anciens de littérature. Les auteurs du Nèijīng connaissaient avec exactitude l’histoire et la voie d’utilisation du poinçon de pierre.
Les commentaires de Guō Pú (郭璞 276-324) sur le « Canon de la Montagne et de la Mer » (山海经 Shān Hǎi Jīng) et le « Canon de la montagne de l’Est » (東山經 Dōng Shān Jīng) disent : « Il y a beaucoup de jade en haut de la montagne de la famille Gao, et beaucoup de pierres solides en bas de cette montagne dont on peut faire des aiguilles aiguisées (砥), pour traiter les furoncles ».

Quán Yuánqǐ 全元起 de l’époque de la dynastie Liáng (502 – 557), premier commentateur du Sù Wèn, propose pour la première fois l’idée selon laquelle la thérapeutique au poinçon de pierre serait à l’origine de l’acupuncture à aiguille métallique. Cette idée a prévalue pendant des siècles. On sait aujourd’hui que la finalité de l’utilisation des aiguilles de pierre et totalement différente de celle des aiguilles métalliques, les premières servant à faire sortir le pathogène de l’organisme, les deuxièmes à stimuler la circulation de l’énergie.

Museum of TCM at the Shanghai College of TCM biān shíMuseum of TCM at the Shanghai College of TCM biān shí
(Musée de la MTC à l’Université de MTC de Shanghai)

L’utilisation de la «pierre-aiguille» ne se limite pas qu’au traitement des abcès

Le Huángdì Nèijīng parle d’une méthode appelée biānjiǔ 砭灸 que George Soulié de Morant a traduit par « poinçons de pierre et moxas ».

Dans les livres de médecine ancienne découverts dans la tombe de Mawangdui (馬王堆) en 1973, il est fait mention d’une méthode efficace de compresse de galet naturel chauffé  en place de l’anus pour traiter les hémorroïdes. Les pierres chaudes étaient appliquées localement pour soulager les contractures et les douleurs causées par le froid ou l’humidité, ou dans cette méthode pour activer la circulation du sang. Dans le Sù Wèn il est écrit que la moxibustion vient du Nord, des populations qui vivaient principalement de l’élevage. Parce que les contrées du nord étaient froides et venteuses, les habitants devaient faire du feu pour se réchauffer. Vivant dans des camps et se nourrissant de lait, ils devaient souvent souffrir de douleur et de distensions abdominales dues au froid, douleurs soulagées par la chaleur.

Les applications de pierres chaudes sur le corps sont probablement à l’origine des méthodes de massage, de gua sha et de moxibustion.

Gua ShaLe terme guā shā  刮痧 comprend deux caractères. Le premier guā signifie frotter ou gratter, et le second shā est le nom donné à la rougeur caractéristique, diffuse en pointillé, qui apparait pendant et après le traitement (shā désigne également « choléra »). Guasha signifie donc « faire apparaitre sha par grattage ». Un autre nom utilisé communément en Chine par les populations rurales est guā feng, signifiant « faire sortir le vent par grattage ». Cette méthode est aussi appelée cạo gió en vietnamien, qui signifie de même « faire sortir le vent par grattage ». Il est intéressant de mentionner ces expressions qui  identifient la cause primaire du problème, le vent, jugé responsable de beaucoup de désordres de santé courants, étant lui-même identifié à un xié 邪, « agent pathogène » qui pénètre dans l’organisme.
La méthode thérapeutique correspond donc bien à « faire sortir la maladie » des biān shí.

La musique avant la médecine

Une autre utilisation des biān shí, caractérisé cette fois-ci par le type de pierre et non pas par la forme, a été retrouvé dans les biān qìng 编磬, le lithophone chinois.

Bianqing de la tombe du Marquis YiLe biān qìng est un instrument de musique traditionnel composé de pierres plates, avec des hauteurs de notes différentes, attachées à un portique, que l’on frappe avec un maillet à la manière d’un xylophone. Le plus ancien exemplaire a été retrouvé en 1977 dans la tombe du marquis Yi de Zeng, inhumé en 433 AEC.

Le biān qìng est apparu dans la dynastie de Xia et était étroitement lié aux cérémonies. C’était un instrument rituel important utilisé autrefois dans la Divine musique chinoise. On peut actuellement en trouver dans la partie dédiée à la Divine musique du parc du Temple du Ciel à Běijīng, où il était utilisé lors des cérémonies annuelles.

De même que pour le chamanisme et la médecine, l’évolution de l’écriture chinoise montre l’étroite relation entre musique et médecine.

Yue - musiqueYuè 樂 est le caractère pour « musique ».
Il est composé de deux caractères  絲 «soie» de part et d’autre du caractère 白 «blanc», et en dessous, du caractère 木 «bois».

D’après le Huángdì Nèijīng, le blanc correspond au métal, qui correspond au Poumon, siège de l’âme corporelle ( 魄), issue des souffles terrestres (dì qì 地氣), et qui permet à l’air de rentrer dans le corps, l’inspiration.
Le bois correspond au Foie, siège de l’âme spirituelle (hún 魂), issue des souffles célestes (tiān qì 天氣), et qui permet la circulation du Sang et de l’Energie dans le corps, le mouvement.
Ainsi, la musique représente les cordes de soie qui permettent de faire vibrer les trois hún et les sept , qui, lorsqu’ils sont joints, permettent de maintenir et d’équilibrer le mouvement de la vie, qui est la santé. Lorsque la santé est là, la joie est là. Ainsi 樂 exprime également la joie, la gaité.

La musique était donc utilisée pour recouvrer la santé.
Dans le Huángdì Nèijīng, il est écrit que les cinq notes correspondent aux cinq organes.
La note 宫 gōng (do) émeut la Rate et fait tendre l’homme vers la sainteté, les rendant doux et tolérants.
La note 商 shāng (ré) émeut le Poumon et fait tendre vers un sentiment de rectitude et de justice.
La note 角jué (mi) émeut le Foie, rendant compatissant et affectueux, bon avec les autres la bonté.
La note 徵 zhǐ (sol) touche le Cœur, les hommes se réjouissent de ce qui est bien et se plaisent à la bienfaisance.
La note 羽 (la) émeut les Reins, les hommes restent dans l’ordre, aiment la sagesse et les rites.

Yao - remède Ce n’est que bien plus tard, lorsque les plantes médicinales prirent plus d’importance pour recouvrer la santé, que l’on ajouta le radical 艹 «herbe» au-dessus de 樂 yuè pour former le caractère 藥 yào «remède».

 

 

Une pierre particulière, le biān shí

Cependant, le terme biān shí, pierre-aiguille, ne correspond pas uniquement à la forme de la pierre, les aiguilles de pierre, et n’est pas fabriquée avec des pierres que l’on pourrait trouver n’importe où en Chine. Le Sù Wèn précise bien que ces pierres proviennent des montagnes de l’Est.

Pour les soins, les chinois ont découvert et utilisé une pierre particulière, le biān shí, ou «pierre-aiguille». Deux célèbres médecins en particulier, Biǎn Què (扁䳍 410-310 AEC) et Chún Yúyì 淳于意 (216-150 AEC), étaient passés maître dans l’utilisation de ces pierres. L’utilisation thérapeutique des biān shí consistaient en des techniques de massage, de guā shā  et autres opérations utilisant les pierres à la surface de la peau, suivant la tradition médicale chinoise et les théories des méridiens.
Cependant, l’utilisation des pierres biān shí fut interrompue durant la dynastie des Han (25-220) à cause de la rareté de ces pierres magiques et des difficultés à en trouver, et l’usage en fut perdu.
Les médecins utilisèrent alors des pierres ordinaires ou en jade, ou des cornes de buffles en remplacement.

China_ShandongMais l’origine de ces pierres biān shí fut redécouvert et localisé à Sibin dans la province de Shandong.
En 1977, le professeur Yang voulait restaurer un vieil instrument de musique biān qìng exhumé dans la province de Shandong. Il fallait remplacer deux pierres musicales manquantes, sur les treize pierres qui composaient l’instrument. Il se fit aider par le professeur Geng, expert en géologie de Beijing afin de trouver les pierres correspondantes.
Après de nombreuses recherches, ils finirent par trouver la pierre qui correspondait aux caractéristiques des autres pierres musicales, appelée « pierre ponce de Sibin » sìbīn biānshí  泗滨砭石. Les différentes analyses ont confirmé que la pierre ponce de Sibin était bien la même pierre décrite par l’empereur Huáng Dì, pierre provenant de l’Est de la Chine, ainsi qu’il était écrit dans le chapitre « Des méthodes différentes convenant à chaque contrée » du Sù Wèn.

D’après les découvertes effectuées par le géologue Lou Huajun et le professeur Geng, certaines strates géologiques anciennes contiennent des teneurs élevées en éléments chimiques tels que l’iridium, datant de la fin de la période du Crétacée il y a 65 millions d’années. Or l’iridium n’existe pas à la surface de la terre. Sa provenance ne peut donc venir que d’une source extra-terrestre.

Formation bianshiIl y a 65 millions d’années, une météorite d’un diamètre de 10 kilomètres a percuté ce sol et explosé dans la région du sud-ouest de la province de Shandong en Chine. En raison de l’explosion de cette météorite, la surface des roches calcaires s’est volatilisée puis combinée dans l’air saturé avec la matière de la météorite. Le professeur Lou pense que c’est dans cet environnement isoionique, sous haute pression et haute température, que la matière est retombée sur terre pour former la pierre qui est aujourd’hui appelé biān shí, « pierre ponce de Sibin ».

 

bianstone biān shíLes laboratoires de l’Académie des Sciences, de la Technologie Nucléaire, du Bureau de Sismologie et de l’Université de Médecine Traditionnelle de Pékin ont obtenu des résultats spectaculaires après trois ans de recherches sur les caractéristiques physiques des pierres biān shí.

– L’analyse chimique de ces pierres montre qu’elles sont composées d’une trentaine d’éléments minéraux rares qui sont bénéfiques pour le corps humain : le strontium, le titanium, le chromium, le manganèse, le zinc, calcium, fer, phosphore, potassium et sodium. Parmi eux, le strontium est présent en plus grande quantité.
C’est une roche calcite cristalline contenant 96% de CaCO3. La structure microcristalline montre des cristaux de calcite de 1-3 μm, entre lesquels sont présents des particules de graphite, pyrite et anatase (une forme du dioxyde de titane) de taille nanométrique. Ce sont les cristaux de calcite qui sont les plus importants et qui donnent à la pierre ses propriétés de bonne radiation thermique. Les particules de graphite permettent une bonne conductivité thermique et la capacité d’emmagasiner de la chaleur. Les propriétés pyroélectriques de la pyrite, les capacités d’absorption et de réflexion des infrarouges ainsi que la haute fréquence de transformation photoélectrique de l’anatase, permettent d’augmenter la capacité d’émission d’infrarouges de la pierre biān shí.
C’est grâce à la combinaison des propriétés thermiques de ces quatre minéraux que l’on pense que la pierre biān shí doit ses capacités thérapeutiques.

– Quand ces pierres sont au contact de la peau, elles créent des rayonnements infrarouges lointains dans des fréquences de l’ordre de 7-20 μm, ayant une action thérapeutique (Infra-thermothérapie).

– Les pierres créent des impulsions ultrasoniques à haute fréquence qui sont bénéfiques au corps humain. Lorsqu’elles sont frottées au contact de la peau, ces impulsions ultrasoniques atteignent en moyenne 3 708 Hz, dans un champ de fréquence allant de 2 hertz à 2 mégahertz.

hongwaixian– Lorsqu’une personne est en contact avec ces pierres, on peut observer une modification de sa microcirculation : la vitesse du sang dans les capillaires s’accélère, ce qui peut soulager les douleurs, améliorer le drainage et la détoxification du corps (réduction des métaux lourds et la cellulite) et nettoyer la peau en profondeur.

– Les tests d’imagerie thermique infrarouges montrent qu’une fois que cette pierre est placée près d’une personne, les équilibres thermiques infrarouges sont stabilisés.

– Elle produit un champ magnétique.

– Il n’y a pas de radioactivité, et elle n’est pas nocive.

– Elle appartient à la catégorie des outils médicaux. Elle n’appartient pas à la catégorie des bijoux.

biān shíLa couleur des pierres Sibin provenant de l’ancien bassin fluvial est gris-jaune, accompagné dans sa texture naturelle de traces blanches ou jaunes. Après polissage, elle devient noire, et après avoir absorbé la graisse du corps, sa couleur noire devient plus intense et brillante. Les pierres Sibin ne sont pas épaisses, environ 5 cm.

Lingbi stoneDû à la grande popularité et le développement des traitements avec la pierre biān shí, de nombreuses fausses pierres biān shí sont sur le marché, réalisées notamment à partir de la pierre Lingbi. La pierre Lingbi est une pierre calcaire de la région de Lingbi, province de Anhui, de couleur gris foncé avec des veines blanches similaires à la pierre biān shí, que l’on trouve en abondance et facile à extraire, d’où un coût très bas.

Avec sa structure microcristalline, la Sibin biān shí est une pierre ponce. Au contact de la peau, sa température s’élève rapidement jusqu’à la température du corps. La pierre de Lingbi, elle, reste encore froide un long moment après contact avec la peau.

Preuves scientifiques de l’efficacité thérapeutique des pierres biān shí

De nombreuses tests et études cliniques ont été effectués par le Département National de l’Académie de Chine en Médecine Traditionnelle Chinoise et l’Université de Médecine Chinoise de Beijing afin de mettre au point une norme standardisée concernant les pierres biān shí (Q/XC GWJ001-2005) ainsi que pour les outils en pierre biān shí (Q/XC GWJ002-2005). Cette norme a également permis de passer les tests restrictifs de l’EU concernant l’utilisation substances dangereuses (RoHS, 2002/95/EC).

Depuis 2002, les pierres biān shí ont fait l’objet de deux programmes nationaux de recherche initiés par l’Administration d’Etat de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Depuis 2003, les pierres biān shí sont utilisées en clinique à l’Hôpital Xi Yuan de l’Académie Chinoise des Sciences Médicales.

Le traitement par les pierres biān shí ont démontrées leur efficacité scientifique pour :
– Ténosynovite sténosante, doigts à ressort (1)
– Spondylarthrite ankylosante du rachis cervical (2)
– Capsulite rétractile, épaule gelée (3)
– Discopathie dégénérative cervicale (4, 5)
– Arthrite rhumatoïde (6)
– Constipation (7)

D’autres études sont en cours afin de démontrer les propriétés traditionnelles et l’efficacité de la pierre biān shí, dans le cadre de la Médecine fondées sur les faits (Evidence-Based Medicine).

Parce que la pierre biān shí active la circulation du sang, créé des impulsions ultrasoniques et émet des infrarouges lointains, elle peut être utilisée pour : lombalgies, douleurs de l’épaule, névralgies, insomnies, surmenages, constipations, pieds et mains froids, mauvaise microcirculation, désordres gynécologiques, migraines, vertiges, myopie, eczéma, hypertension, hypercholestérolémie, diabète, séquelles d’accident vasculaire cérébral…

 

(1). Finger tenosynovitis
Xie Henghui et al. Chinese Acupuncture and Moxibustion, September, 2003, Vol. 23, No. 9

Bianstone Tool used : Electron-thermal Bianstone
Procedures
1. Do warming method for 50-60 minutes.

2. Repeat pushing method, rubbing method, kneading method upon the afflicted part along metacarpal phalandeal joints.
3. Use pointing method to puncture Yuji (LU 10), Yinggong, Zhongchong (PC 9), Shaoshang (LU 11), Shangyang (LI 1), Neiguan (PC 6) and some other acupuncture points.
Results : 30 cases cured. A cure rate of 63.3% and an effect rate of 100%. Symptoms of all patients alleviated after the first session of treatment
Discussions : Bianstone has a unique biophysical effect on human body in the sense that it can promote the acceleration of local blood and lymph circulation, the absorption of inflammation, regression of swelling, alleviation of pain, as well as the loosening and denudation of tissues which adhere to each other and which are degenerated.

(2). Nerve Root’s Cervical Spondylopathy
Xie Henghui et al. Fujian Journal of Traditional Chinese Medicine, February, 2003, No. 1, Vol. 34

Bianstone Tool used : Bianstone slab and electron-thermal Bianstone
Procedures
1. Do pushing method and scraping method on the neck horizontally down from Fengfu (GV 16) and Fengchi (GB 20) and then using the pushing method press and knead on the Neck- Jiaji (Ex-B2), Bailao (ExHN8), Dashu (BL 11), Fengmen (BL 12) and some other acupuncture points.

2. Do pushing method and scraping method on the shoulder. Knead primarily Jianjing (GB 21), Tianliao (SJ 15), Quyuan (SI 13), Jianwaiyu (SI 14), Tianzong (SI 11), Jianzhongyu (SI 15) and some other acupuncture points.
Results : 30 cases cured. A cure rate of 63.3% and an effect rate of 93.3%%
Discussions : Bianstone therapy has the effect of promoting the circulation of blood and Qi (a special term in Chinese philosophy and medicine) by warming channels in most pain treatment. Electron-thermal Bianstone can significantly enhance the therapeutic efficacy.

(3). Frozen Shoulder
Guo Changqing et al. Shanghai Journal of Acupuncture and Moxibustion, January, 2007, No. 1, Vol. 26

Bianstone Tool used : Bianstone Slab
Procedures
1. Do pushing method, scraping method and rubbing method on meridian points in the neck, shoulder and back.
2. Compare and contrast with the group receiving electric acupuncture treatment.
Results : Its effect is identical to that of acupuncture therapy in respect to analgesic effect and function improvement. 40 cases cured, with an effect rate of 57.5%
Discussions : Bianstone therapy is very effective in treating scapulohumeral periarthritis with its unique biophysical effect. There is no significant difference between this therapy and electric needle therapy in terms of analgesic effect and function improvement. This shows that new Bianstone therapy is a therapy whose therapeutic effect in treating scapulohumeral periarthritis can be confirmed. Moreover, it can be more readily accepted by the patients with its high safety-level.

(4). Degenerative Cervical Spondylopathy
Sha Yan et al. Shanghai Journal of Acupuncture and Moxibustion, January, 2007, No. 1, Vol. 26

Bianstone Tool used : Bianstone Slab
Procedures
1. Comprehensive group: do pushing method and scraping method of Bianstone slab on Du Channel and Gallbladder Channel, supplemented with cupping and electric needles.

2. Compare and contrast with the group receiving electric acupuncture therapy.
Results : Effect rates: The comprehensive group: 88.6%, The electric needle group: 80.0%. There is significant clinical difference between the two groups, which shows Bianstone therapy supplemented with cupping and electric needles is better than the sole use of electric needles.
Discussions : Bianstones have fine textures. When they are rubbed against human bodies, their abundant ultrasonic pulses, together with infrared radiation that has an exceedingly wide frequency band, exert a unique biophysical effect on human bodies. Bianstone slab is handy, offsetting the position restriction in the case of traditional cupping therapy.

(5). Degenerative Cervical Spondylopathy
Xie Henghui et al. Chinese Acupuncture and Moxibustion, June, 2005, Vol. 25, No. 6

Bianstone Tool used : Electron-thermal Bianstone , new Bianstone sickle and Bianstone slab
Procedures
Do warming method with the Electron-thermal Bianstone , and simultaneously do the remote acupuncture on acupuncture points.

2. Do pushing method, kneading method and flicking-poking method to sites of pain with either new Bianstone sickle or Bianstone slab.
3. Compare and contrast with the group receiving electric acupuncture.
Results : Bianstone needle group has more clinical significance than electric needle group in terms of real time and overall therapeutic effect.
Discussions : Bianstone therapy has a significant effect on promoting the circulation of Qi and blood, activating energy to flow in the collaterals, dispelling cold and dampness, and nourishing veins.

(6). Rheumatoid Arthritis
Yu Juan et al. Chinese Journal of Rehabilitation Medicine, 2004, No. 8, Vol. 19

Bianstone Tool used : Large Bianstone block, Bianstone board, Bianstone slab, and Bianstone stick
Procedures
1. Do warming method upon relevant positions of the spinal column and the afflicted area with large Bianstone block.

2. Do pressing method along Du Channel and the three Yang Channels of hand and foot with Bianstone board
3. Do puncturing method and scraping method upon relevant acupuncture points with the rear of Bianstone slab
4. Do rolling method upon the spinal column and relevant afflicted area with Bianstone stick
Results : 1. Regarding alleviation of pains, the effect rate is 81%
2. Regarding improvement of dysfunction, the effect rate is 80%
3. Regarding reduction of swellings, the effect rate is 100%
Discussions : The elements contained in Bianstones have positive effects on the improvement of blood circulation and metabolic process. Moreover, they enhance the macrophage system function of the organism as well as its ability to cope with stress. Further, by heightening the oxygen-carrying capacity of red blood cells, and the degree of blood oxygen saturation, they supply brain cells with abundant oxygen, hence rendering the imbalance between yin and yang of the human body reach a new equilibrium.

(7). Constipation
Tong Bo Journal of Practical Traditional Chinese Internal Medicine, 2008, No. 1, Vol. 22

Bianstone Tool used : Bianstone slab
Procedures
Do warming method, kneading method, pushing method, stroking method (upon meridians chosen) according to different types of constipations.

Results : Effect rate: 100%
Discussions : Bianstone therapy is also a therapeutic method that observes the concept of treatment based on syndrome differentiation, i.e. helping with the excretion of those who suffer from indigestion, and nourishing the bodies of those who are of weak constitution.

 

Références :

  1. Huang Di Nei Jing Su Wen. Pékin: Editions Santé du Peuple, 1963: 161.
  2. Ma Jixing. Etudes critiques des livres anciens de Ma Wang Dui. Editions des Sciences et Techniques du Hunan; 1992: 508, 477, 505, 638, 286 – 290, 283.
  3. Paul U. Unschuld, Medicine in China – A History of Ideas, 1985
  4. Jean-Marc Stephan. Abrégé de l’histoire de la médecine chinoise. Acupuncture & Moxibustion, 2011;10
  5. Wang Xue-Tai. Recherche sur l’origine et le développement de l’acupuncture chinoise et de la moxibustion. Institut d’acupuncture et de moxibustion de l’Académie de Médecine Chinoise de Beijing, 1979. (Traduction : B. Cygler)
  6. Bai Xinghua, Institut d’Acupuncture et Moxibustion de l’Université de MTC de Beijing, Beijing 100029, Chine. Does acupuncture therapy with metal needles develop from Bian stone therapy ? Chinese Acupuncture and Moxibustion 2004;24(3):215-217. (Traduction : Marie-Emmanuelle Gatineaud)
  7. Quelques notes de musique chinoise – Georges Charles
    http://www.tao-yin.com/beaux-arts/notes_musique.html
  8. Xie X., Wang F., Sun Z., Lo P.L., Kong K.C., Xie N. (2012) Petrological and Mineralogical Studies of the Sibin Bian-Stone, a Material for Making Acupuncture Tools in Ancient China. In: Broekmans M. (eds) Proceedings of the 10th International Congress for Applied Mineralogy (ICAM). Springer, Berlin, Heidelberg
  9. Qin Qiu (2002): Discovery of the Sibin bian-stone makes the rebirth of the ancient bian-stone. Journal of China Academy of Chinese Medicine (18): 4 (in Chinese).
  10. Pan Feng and Qin Qiu (2006): Bian-stone scraping assists the development of acupuncture cause. Science News, January 16, A3 (in Chinese).
  11. Geng Naiguang (2006): New Bian-Stone Therapy (Revised Edition). Xueyuan Press, Beijing: 13–33 (in Chinese).
  12. Stone Needle Cure Disease Hair loss and Deaf
    https://www.youtube.com/watch?v=Sm_pGqzY27s
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